Né de l’autre côte du périphérique le 30 janvier 1969 en France à Montreuil en banlieue Parisienne, Daniel Woirin est issu d'une famille plutôt modeste pour l’époque.
Il se débrouilla très vite seul pour exister, de tempérament explosif et bagarreur, il découvrit par lui même la rudesse du monde de la rue. Désertant ainsi les bancs de l’école car n’y voyant pas d’avenir, il décida de se prendre en main afin de canaliser toute cette énergie débordante au travers de son sport de prédilection : le Muay-Thaï.
Fréquentant les salles de boxe de sa région, il rencontra à 13 ans son premier entraîneur, Djamel Berrandou, le propulsant ainsi naturellement deux ans plus tard pour son premier combat sur les rings de Nanterre (Hauts-de-Seine) contre un combattant nommé «Djamaï» pour un match nul bien engagé qu’il se souviendra longtemps.
À cette époque, dans les années 80, les combats amateurs se faisaient sans protection mais déjà avec les règles professionnelles, ce qui impliquait bien des douleurs et demandait surtout un courage d’acier pour ne pas baisser les bras, Daniel, lui, continua...
Faisant son petit bonhomme de chemin dans ce milieu devenue Son monde, il se sépara de son premier entraîneur pour rejoindre Roger Paschy (véritable précurseur de la boxe thaïlandaise en France et un des pionniers en Europe), puis Pud Pad Noy (reconnu comme l'un des dix meilleurs boxeurs thaïs de tous les temps, installé en France) et pour finir, l’une des plus importantes pour Daniel, son mentor, Mustapha Benattia, qui l’accueillit comme un membre de sa famille lui transmit une confiance à toute épreuve et cette formidable envie de vaincre qui le suit toujours de nos jours en tant qu’entraîneur reconnu outre-Atlantique.
À 20 ans, il s’envole pour la Thaïlande (Le pays du Muay-Thaï) et y découvre le camps d’entraînement spécialisé le Pinsitchai dans la périphérie de Bangkok pour parfaire ses techniques de combat. Il y séjournera plusieurs semaines, mais Daniel s’aperçu qu’il fallait en découvrir plus sur cette culture dédiée à son sport et, y retourna à plusieurs reprises pour peaufiner son rêve de devenir un jour champion.
Représentant la France dans les années 90, il combattu à haut niveau d’illustres champions tel que Kertubi, Leidouni, Jeremie Charlet ou encore Khaled «le champion du monde Muay-Thaï en titre à cette époque» pour ne citer qu’eux et gravi les échelons pour se forger un palmarè élogieux.
Lors d’un mémorable combat contre Khaled en 1990 , son rêve tourna au drame à la cinquième et dernière reprise, à 30 secondes du gong final de ce rude affrontement ou tout était encore possible, Daniel brisa toutes ses chances de devenir à son tour champion du monde de boxe Thaïlandaise en se fracturant le tibia et du stopper l’affrontement malgré cette légendaire rage de vaincre qui le galvanisait.
Suite à cette grave blessure qui le sortit des rings et de toute compétition, il reprend ses études afin d’obtenir son brevet d’états d’enseignement sportif et devient éducateur au service des sports de la ville de Châtillon (Hauts-de-Seine), il y développa par la suite l'activité Pieds-Poings sur une période de 3 ans pour les écoles primaires, activité faisant partie du temps scolaire agréé par l'éducation nationale.
En parallèle, il s’associe avec la Fédération Française de Muay-Thaï, et participe au sein de la commission éducative pour l’attribution des passages de grade des futurs champions.
Il entraînera l'équipe de France durent les championnat d'Europe de 2002 à Lille où la France termina la plus médaillé, Kamel Malki et Vatsana Sedone arrachent l'or en Junior, Thery et Jean Baptiste Mylonas prennent l'argent, les seniors quant a eux arrachent trois médaillés d'or, Kabbourie Rachir, Fayçal Akhalafa et Thomas Dupuis.
En 2002, la vie de Daniel prend un tournant radical et décide de s'installer à Rio De Janeiro en famille pour des raisons personnelles.
Une fois sur place, il se rendit compte que ses talents d’entraîneur pouvaient également voir le jour et franchit quelques portes de salle de boxe pour à nouveau retrouvé cette ambiance électrique de claquements de cordes à sautées sur les parquets.
Rencontrant très vite des personnes influentes du milieu, on lui donne la possibilité d’assister à quelques séances.
De fil en aiguille, tout le monde s’accorde à dire que ce petit Français doit être bien plus qu’un simple remplaçant et devient naturellement une référence dans l’apprentissage du Muay-Thaï au pays de la Capoeira et du Jujitsu Brésilien.
Son nom se détacha du lot lorsqu’il entraîna individuellement Ricardo Arona (stars mondial de MMA) pour une victoire expéditive sur Sakuraba (champion Japonais).
Cette victoire lui ouvrit les portes de la RFT de Marcio Cromado comme spécialiste du Muay-Thaï en y pratiquant son art durant une année.
Généreux en effort et toujours prêt à mouiller le maillot, ses bons résultats se firent connaître aux oreilles de la Black House (équipe de MMA au premier rang mondial) de Carlao Barreto et Joinha ou figure Anderson Silva (actuel champion du monde), Lyoto Machida, Victor Belfort etc.
Actuellement, il est installé aux USA où il entraîne à la Team Quest Dan Henderson.
Un article de presse paru sur Karaté Bushido consacré à son œuvre en mai 2009, Daniel Woirin est aujourd’hui l’un des meilleurs (striking coach) de son époque en MMA (en page 42).
Mais cela ne s’arrête là, tout est devant Daniel pour qu’il soulève enfin cette fameuse ceinture de champion du monde et devenir L’une des références mondiales en entraînement Pieds-Poings à la Française.